15
mars
Jacky Terrasson Solo jazz

Présenté dans le New York Times en 1994 comme «l’un des trente artistes susceptibles de changer la culture américaine dans les trente prochaines années», le pianiste Jacky Terrasson honore cette promesse en étant le musicien de jazz français le plus écouté sur les plateformes digitales.

Né à Berlin en 1965, d’une mère américaine et d’un père français, il intègre (après des études en France de piano classique) le Berklee College of Music et remporte en 1993 le prestigieux Prix du Thelonious Monk Institute of Jazz International Piano Competition. C’est au coté de Betty Carter, Dee Dee Bridgewater, Cassandra Wilson, ou encore Charles Aznavour, Guy Lafitte, Barney Wilen et Ray Brown qu’il débute sa carrière. Il signe avec le légendaire label Blue Note et son emblématique président Bruce Lundvall, pour une longue et impressionnante aventure de 25 ans de succès. Infatigable globe- trotter, il joue régulièrement dans les plus grands festivals de jazz et de piano en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Asie.

« Moving On » le titre du nouvel album de Jacky Terrasson résume parfaitement les nouvelles aspirations « du plus voyageur des pianistes de jazz, un pianiste du bonheur » (Telerama). Après avoir été l’égérie des majors (Blue Note & Universal), c’est une nouvelle aventure d’artiste producteur et un nouveau chemin qu’a décidé d’entamer Jacky Terrasson en créant son propre label (Earth Sounds). C’est aussi, après 30 ans passé à NewYork, son choix de vivre à nouveau en France, le pays qui l’a vu grandir. Mais aussi continuer à jouer régulièrement sur le continent américain, un subtil jeu de piste entre partir et revenir dans les deux pays de sa double nationalité. C’est également proposer deux séances d’enregistrement en trio pour le même disque : une en France à Pompignan avec Sylvain Romano à la contrebasse et Lukmil Perez à la batterie et une à New-York avec Kenny Davis à la basse et Alvester Garnett à la batterie, avec de nombreux invités: les chanteuses Kareen Guiock-Thuram et Camille Bertault, l’harmoniciste Grégoire Maret, ou encore les batteurs Billy Hart et Eric Harland. Et enfin, pleinement assumer sa soif de faire se rencontrer un prélude de Chopin avec un standard de jazz (Besame Mucho), de convier un oiseau enregistré à Bornéo qui devient un morceau (Edit Piaf), d’écrire et de composer de la musique pour ses amis (Est ce que tu me suis, mis en mot par Camille Bertault), pour ses envies (Love Light), ses voyages (AF 006) et pour être heureux (Happy de Pharell Willams tel un feu d’artifice réunissant presque tous les musiciens de l’album). Dernière chaque titre se cache une aventure, une histoire, de la profondeur, et l’envie d’avoir toujours envie de croquer la vie avec gourmandise et délicatesse.